Du 10 au 16 janvier 2011 Boqueron, Porto Rico et Puerto Plata, République dominicaine

Posted by Doris on lun, 01/17/2011 - 06:05
 

Lundi, 10 janvier 2011

Entre la ville de Ponce et le village de Boqueron, Porto Rico

Nous poursuivons notre route vers l’est de l’île de Porto Rico pour rejoindre la dernière escale que nous ferons sur cette île. Nous avons une mer calme à peine 2 à 3 pieds de vagues et pas assez de vent pour aller juste à voile. Michel dès le départ à mis sa ligne à l’eau et une heure plus tard nous réalisons qu’il y a quelque chose au bout. Et voilà ! Notre pêcheur ramène à bord un poisson de 26 pouces appelé ‘’ Mackerel Cero ‘’. Nous connaissons cette sorte de poisson pour en avoir déjà pris un dans le passé. De toute façon nous vérifions toujours avec notre livre pour nous assurer de la qualité pour la bouffe. Et je vous assure que ce poisson est très bon, nous avons fait un bon souper avec un des filets et avons congelé l’autre partie.

 

 

 

Pendant que Michel pêche, Doris en navigation à moteur… prend un livre et s’installe confortablement. Ce n’est pas trop fatiguant de faire ainsi 43 milles nautiques qui nous prennent six heures.

 

Baie de Boqueron

Nous arrivons tôt dans la baie de Boqueron et nous ancrons dans 16 pieds d’eau même si nous ne sommes pas très près du bord. Nous profitons des belles conditions pour nous baigner et nous reposer en arrivant. Nous irons à terre demain.

 

  

Mardi, 11 janvier 2011

 

Nous allons attacher notre dinghy au quai de dinghy du village qui est situé face à une petite place ou un homme qui vit ici semble assis en permanence. Michel lui demande un renseignement puis nous allons dans un petit restaurant bar " Le Galloway's ''qui offre une bonne connexion internet gratuite. Nous en profitons pour dîner sur place.

 

 

Après dîner, nous passons l’après-midi à marcher. Nous allons d’abord voir un parc pour la protection de l’écosystème du coin. Cela ressemble un peu à des mangroves  et nous avons la chance de voir un magnifique oiseau pendant cette promenade.

 

 

Quelques images du village qui a quelques boutiques mais pas de véritable épicerie, il faudra aller demain à Mayaguez, à 16 milles de Boqueron pour faire nos achats.

 

Une jolie maison rose style bonbon de gomme ‘’ baloune’’ du village.

 

La station des pompiers de Boqueron, jolie ne trouvez vous pas ?

 

 

Voici l’allure générale des rues du village. Comme on est lundi il semble que ce soit jour de congé pour les citoyens car les commerces sont presque tous fermés. A cause de la plage que vous verrez plus loin les samedis et dimanches sont des jours très occupés ici alors les congés sont le lundi et mardi.

 

Un nouveau complexe pour les retraités américains probablement protégés par des clôtures avec des pics sur le dessus et un gardien à la porte qui n’est ouverte qu’aux résidents ou aux personnes dûment autorisées. Pas de possibilité de visiter pour nous.

 

Nous allons à la plage qui ce lundi est vide , les gens du centre de l'île travaillent et les autres trouvent la journée trop maussade ?

 

 

Michel  profite de ce long quai qui semble ne servir à personne pour vérifier que notre voilier Amirys est toujours dans la baie. Un capitaine est toujours inquiet pour son bateau...

 

Doris aime bien la photo ci-dessous. Notre dinghy à côté du bateau d’un gars du coin qui vit sur son voilier et qui a une embarcation originale pour se rendre à son domicile…

 

 

Du quai à dinghy on aperçoit un ancien restaurant maison qui achèvera ses jours assurément au prochain ouragan.

 

 Mercredi, 12 janvier 2011

Nous nous rendons à Mayaguez en taxi avec Raoul Santiago qui est connu pour être le transporteur officiel des navigateurs qui viennent ancrer à Boqueron. Nous allons faire notre sortie du pays à la douane pour le lendemain et en même temps nous prenons le temps de faire une bonne grosse épicerie dans un centre d’achats digne de celui de Plattsburgh. Sears, Wal Mart, Aldo, J.C. Penny etc…. Raoul est revenu nous chercher et la valise de son auto est pleine.

 

Jeudi, 13 janvier 2011

Grand Départ de Porto Rico

Une dernière image du coin montrant la marina de Boqueron qui nous a déçus car nous ne pouvions y avoir du diésel. Il a fallu que Michel aille en dinghy avec ses deux jerricans en face d’une station service pour faire le plein. Il a fait deux voyages pour mettre 20 gallons de diésel afin de s’assurer que nous sommes ‘’ full’’ pour la traversée de 236 milles nautiques que nous entreprenons aujourd’hui.

 

Vendredi, 14 janvier 2011

Nous sommes partis depuis hier après-midi en direction de Puerto Plata en République Dominicaine. Une longue navigation de 42 heures et nous devons encore utiliser presque tout le temps le moteur car le vent n’est pas assez fort pour maintenir une allure de 5 nœuds. Nous avons un vent de l’est qui nous aide quand même ainsi qu’une houle longue qui nous fait surfer à l’occasion. La nuit dernière il a plu une partie de la nuit pendant notre navigation, cela rend les quart de veille assez ennuyants et aujourd’hui le temps est toujours couvert.

 

Nous rencontrons des cargos à l'occasion qui passent très près de nous. Le jour nous les voyons venir mais la nuit nous devons rester chacun notre tour éveillé pour les surveiller et les éviter. Le radar est bien utile quand il faut vérifier leur trajectoire.

 

 

Samedi, 15 janvier 2011

 

Toujours en navigation vers la République

 

 

La deuxième nuit vient de se terminer et elle a été fatiguante et stressante pour nous. A 2h30 du matin, Doris qui est de quart entend un son qui vient de quelque chose qui frappe la coque. Elle voit alors trois ou quatre bouées flottantes qu’elle vient de frôler sur le côté tribord. Mais voilà qu’elle réalise que la plus grosse bouée en forme de grosse boite en styrofoam reste accrochée sur le côté et que les autres bouées sont là aussi sur le long de la coque. Elle crie à Michel qui dort de venir l’aider pour voir ce qui se passe. Le moteur est mis au neutre. Nous réalisons que les bouées qui sont toutes accrochées les unes aux autres ne s’éloignent pas même si nous mettons Amirys a la renverse. Mauvais signe ! Michel éclairé par le gros ‘’ spot light’’ que nous avons à bord, réussit à couper les cordes des bouées qui se détachent et flottent à la dérive. Nous repartons le moteur et réalisons que nous ne pouvons pas encore avancer, il semble que les bouées étaient attachées par le fond et que le cordage ou les cordages qui les retenaient sont enroulés à notre hélice. Nous nous mettons de reculons pour défaire les cordages avec notre couteau d’hélice mais c’est difficile car nous avons le vent dans le dos et notre grande voile est toujours à poste et nous empêche de bien reculer. Après quelques essais avant et reculons pour nous dégager, nous réussissons finalement à descendre la grande voile même si nous ne pouvons nous mettre le nez au vent. Avec cette résistance en moins, nous continuons doucement nos mouvements avant et arrière. Il semble que nous n’avons pas de succès et nous ne pouvons descendre dans l’eau pour aller couper les cordages, il fait un noir d’encre, nous n’avons aucune possibilité de voir dans l’eau. Si nous ne réussissons pas avec le couteau de l’hélice à repartir, il faudra attendre la levée du jour pour aller sous l’eau faire le nécessaire. Heureusement, à 3h30, nous sommes enfin libérés et repartons à voile malgré le peu de vent. Nous voulons éviter de faire tourner l’hélice sans l’avoir examiné. Nous regardons le levé du soleil que vous voyez sur la photo, c’est l’heure à laquelle nous devions arriver à la marina de Océan World mais voilà nous avons pris du retard à voile et nous atteignons la marina à 11 :30 heures seulement.

 

 

Le passage d’entrée pour la marina est étroit et impressionnant car nous devons passer entre des récifs et un énorme mur de pierres sur lequel les vagues viennent s’abattre avec force. Le courant est fort également. Nous allons nous installer au quai de service pour mettre de l’essence. Le quai est à côté de la tour que l’on voit sur la deuxième photo et comme vous pouvez le constater il est tout près de la passe d’entrée.

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Eddy et Pedro, les deux gars de service de la marina jasent avec nous. Pedro offre ses services avec $$$ pour aller enlever les cordages ou câbles que nous avons ramassés pendant la nuit lors de notre rencontre avec les bouées. Voyez le nombre impressionnant de petits cordages et feuillages qui étaient restés accrochés en dessous du voilier. Nous étions bien contents que Pedro fasse ce ménage avec son couteau. Michel est descendu avec son masque et son tuba sous l’eau quand nous avons été installé pour retourner vérifier que tout était en bon état tel que confirmé par Pedro. Tout est intact !

 

La marina Océan World de Puerto Plata est située à environ 5 milles de la ville. Cette nouvelle marina est magnifique mais un peu déserte comme vous pouvez le constater. Il y a un casino, un très bon restaurant, une buanderie, le bureau des douanes (les douaniers ont été très gentils) pas de marchandage ici. Il y a aussi un parc avec des dauphins et autres poissons etc… auquel nous avons accès moyennant un frais et qui s’emplit des touristes des hôtels autour pendant la journée.

 

 

 

Eddy nous assigne un quai face à la barrière de roches tout au fond de la marina. Le quai est tellement haut que notre voilier à l’air tout petit à côté. La place est très tranquille et nous sommes contents de pouvoir nous reposer.  Ce samedi soir nous nous sommes offerts un souper 4 étoiles au restaurant du casino. Nous y retournerons avant notre départ.

 

Dimanche, 16 janvier 2011

Une journée relax

Face au casino, nous avons un accès privilégié à la piscine. Nous profitons de celle-ci, elle est toute à nous.

 

 

Ce soir, après souper, nous sommes allés voir le casino. Nous voici dans le hall d’entrée, un gardien de sécurité nous prend en photo. A l’étage du casino, deux personnes seulement sont là pour jouer et quelques employés attendent les joueurs éventuels aux tables de jeux. Pour un dimanche soir, vers 20h00 quel dommage que cette place soit vide ! Ou sont les touristes?