Journal de Board d'Amirys

La Prairie
31 mai 2008

Bonjour les amis et amies,

Le voyage est terminé. Amirys est sorti de l’eau et bien installé à Grenada Marina à St-David’s Harbor sur l’île de Grenade. Nous avons pris l’avion le 8 mai pour revenir au Québec. Les 2 dernières semaines de notre voyage ont été occupées à préparer notre voilier pour 6 mois en cale sèche à la chaleur et à l’humidité. La dernière fois que j’ai écrit à vous tous, nous partions de St-Martin pour Nevis et la Guadeloupe. Nous avons passé cinq jours à Deshaies en Guadeloupe puis à partir du 14 avril, nous avons navigué rapidement le long de la chaîne des îles des petites Antilles. Nous avions planifié de faire des journées de 35 milles nautiques pour finir le voyage. Nous avions une distance de 300 milles nautiques à parcourir entre Deshaies (Guadeloupe)  et la dernière île des Antilles : Grenade.  Le 25 avril 2008, nous sommes arrivés à destination.

Nous avons parcouru 3400 milles nautiques en 223 jours. Nous étions contents d’avoir réussi sans problèmes ce périple. Cela est long et nous a semblé parfois un peu lent mais les périodes d’attente aux Bahamas, à Mayaguana et en République dominicaine nous ont assurés un voyage sans mauvaise surprise et mer déchaînée. Nous avons appris les difficultés qui accompagnent un voyage en direction de l’est pour un bateau quand  le vent vient constamment de cette direction. Cependant le bilan de notre voyage est plutôt positif. Nous reviendrons en novembre prochain pour visiter plus en profondeur les îles du sud des petites Antilles.  Nous prendrons le temps de visiter chaque île à pied, à bicyclette ou en voiture et nous espérons recevoir la visite de parents et amis désireux de passer quelques jours ou même quelques semaines avec nous à la chaleur et sur l’eau.

Les dernières photos sont maintenant sur le site d’Amirys. Cela n’a pas toujours été facile de penser à prendre des photos et à  les choisir pour le site. Philippe notre  fils a été une aide précieuse dans ce processus puisqu’il avait la patience et la gentillesse de les placer sur le site avec leur texte respectif à chaque fois que nous lui faisions parvenir par Internet nos envois.

J’avais commencé le voyage en envoyant quelques films mais le temps de montage et l’envoi d’un bout de film même de 3 minutes était tellement long que finalement j’ai dû laisser tomber la mise à jour de cette partie de notre site. Je travaillerai peut-être dans les prochains mois  à monter une petite vidéo des meilleurs moments de notre voyage et pourrai alors le publier sur le site.

C’est notre dernier message pour cette année. L’été va nous permettre de visiter parents et amis et à nous promener au Québec avec notre motorisé. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles, c’est intéressant de connaître vos activités et déplacements. N’hésitez pas à venir nous voir si le cœur vous en dit à La Prairie.

Doris et Michel

St-Martin
7 avril 2008

Bonjour à vous,

Il y a bien longtemps que je n’ai donné de nouvelles de notre voyage. Après avoir passé un mois à Luperon, nous quittions cet ancrage très spécial de la République Dominicaine le 24 février pour entreprendre les 57 heures de navigation qui nous menait à Ponce, deuxième plus grande ville de Porto Rico. L’attente d’une bonne météo a été fructueuse puisque nous avons longé le côté de la République et traversé le Mona Passage dans d’excellentes conditions de navigation. Nous avons quitté nos amis des voiliers Cattails, Chadani et Imagine 4 à la hauteur de Boqueron (Extrême ouest de Porto Rico) et avons poursuivi avec le voilier Alexandre 4 les derniers 9 heures de navigation vers Ponce. Avec nos nouveaux compagnons Jacques et Josée, nous avons loué une voiture pour 4 jours. Nous avons donc profité de ce luxe pour visiter une partie de l’île et faire de nouvelles provisions. Le parc National de El Yunque et la vieille ville de San Juan nous ont enchantés. A Ponce, nous avons dévalisé l’épicerie du Wal Mart (sur la route 14) et ce jour là notre petite voiture était remplie de victuailles jusqu’au plafond.

Le 5 mars, nous avons continué notre périple vers l’est en nous arrêtant à Salinas pour la journée. Puis ce fut Puerto Patillas qui sera notre dernier ancrage avant de quitter Porto Rico. Malgré le vent un peu fort et pas vraiment favorable pour nous, nous avons pris la direction des îles Vierges le 8 mars. Un arrêt d’une nuit à Espéranza à l’île de Vieques et nous continuons sous le soleil avec un vent qui s’amusait entre 15 et 20 nœuds venant du Est Nord est qui était notre direction vers St-Thomas dans les îles vierges américaines. Nous avions des creux de vagues de 9 à 10 pieds par moment. Il nous fallait arriver sans retard à l’île de St-Thomas puisque Philippe, Valérie et nos petits-enfants arrivaient à la Marina de Crown Bay, (près de Charlotte Amalie) le mardi le 11 mars. Comme nous étions heureux en sortant de la douche cette après midi là de les voir sur le quai. Nous avions eu le temps de nettoyer Amirys de tout le sel accumulé pendant les dernières traversées et nous avions un bon quai pour les recevoir ce qui facilite l’arrivée des invités et des bagages…. Malheureusement, dans les derniers jours avant leur arrivée, notre frigo allait bien mal. Le congélateur ne donnait plus son rendement habituel. Notre compresseur rendait l’âme tranquillement. Heureusement à Charlotte Amalie (St-Thomas), il y a un magasin le Island Water Word où nous avons pu acheter un nouveau compresseur et un nouvel évaporateur. En plus grâce au ciel, notre fils était là pour aider Michel a tout installé. Ce fut assez sportif d’être six personnes à bord et de modifier le frigo. Cela a pris un bon trois jours parce que les hommes incluant Jacques de Alexandre 4 ont décidé d’agrandir ce cher petit frigo en même temps. Je passe sur les détails mais lorsque ce fut fait nous étions bien soulagés de pouvoir enfin avoir de la glace pour les dry martini….  et de la place pour la bouffe réfrigérée. Non loin de la marina Crown Bay, il y a une île avec une belle plage pas très achalandée appelée Druif baie (plage de Honey Moon) ce fut à cet endroit que Doris (moi), Valérie et les enfants avons attendus la fin des journées de travaux en nous amusant dans l’eau. Par la suite avec nos visiteurs, nous sommes allés à St John. Cette île offre de bons ancrages avec des moorings à $15 par jour pour notre voilier et de magnifiques plages. Sandrine, Pierre Luc et leur parent se sont baignés, ont joués dans le sable et se sont endormis sans problèmes le soir…. Huit jours sont vite passés. Le départ de St-Thomas des enfants le mercredi 19 mars était un peu triste. Eux retournaient dans la neige et Dieu sait que le Québec en a eu pour son argent cet hiver 2008 et pour nous ce serait bientôt la lente descente à travers les Antilles jusqu’à Grenade.

Dans les jours qui ont suivis le départ des enfants, nous avons visité Charlotte Amalie, puis sommes allés retrouvés Alexandre 4 à Tortola cette île qui appartient aux Vierges britanniques. Avec nos amis et le fils de Jacques, Guillaume, nous avons fait de la nage en apnée aux grottes de l’île Normand à 5 milles de Tortola. Avant de poursuivre plus au sud, nous avons aussi emprunté un traversier de Tortola à Virgin Gorda afin de visiter les célèbres roches et grottes de Bath. Cet endroit est magnifique à visiter mais il y a foule. C’est normal c’est un des plus beaux endroits des Caraîbes.

Nous avons profité de notre visite à Virgin Gorda pour nous rendre voir le voilier Chadani qui a été mis en cale sèche pour la saison d’été à Virgin Gorda Boat Yatch Club. Nous quittions les îles Vierges le 25 mars en fin d’après midi. Nous avons beaucoup aimé ces îles et nous espérons que nous y reviendrons nous l’espérons dans une ou quelques années allez savoir…. Notre nouvelle destination ce 25 mars était St Martin (Antilles du Nord).

Cette fois nous étions seuls pour faire les 93 milles qui nous mènent à l’île française de St Martin. Au début de notre séjour, nous nous sommes ancrés dans la baie de Marigot près de la ville du même nom. C’est une belle baie, il est possible de se baigner car l’eau n’est pas emprisonnée et est relativement limpide et turquoise. Cet ancrage est intéressant même s’il y a beaucoup de voiliers puisque nous pouvons aller facilement à terre en s’attachant au quai des traversiers. Marigot est vraiment une ville sympathique qui nous rappelle certains petits villages de France avec ses restaurants et ses bistrots et ses boutiques originales surtout de vêtements ou costumes de bain féminins. Dès le jour de notre arrivée, nous avons reçu la visite de Régent et Johanne du voilier La Flâneuse. Ils sont sont ici depuis quatre mois. Ils attendaient pour remplacer leur moteur par un nouveau, c’est la raison qui les a retenu si longtemps à Marigot. Ils viennent enfin d’installer le moteur et ses accessoires cette semaine ils pourront bientôt repartir mais vers le nord et les îles vierges, l’inverse de nous. Naturellement, ils sont une très bonne source de renseignements pour nous. Nous n’avons pas eu à chercher la crêperie qui offre le wi-fi, Sarafina qui vend des bonnes baguettes françaises et un pain de campagne délicieux.

Mardi le 1er avril, nous avons dû changer de baie et entrer à l’intérieur de la baie Simon par le pont de Sandy Ground. En effet, depuis deux jours le vent très fort venant de l’est apportait une houle sur notre bâbord. Cela était très désagréable la nuit pour dormir et le jour le mouvement du voilier ressemblait souvent à de la navigation sur place. Nous nous sommes donc installés à la frontière française hollandaise entre St Martin et Sint-Marteen dans la baie de Simson. L’eau intérieure est un peu trouble mais la vague est moins forte et il n’y a pas de houle malgré les vents qui continuent à faire des pics de 25-30 noeuds. De plus, nous sommes plus près des facilités qu’offre le côté hollandais de l’île. Cela a été bien utile puisque depuis vendredi nous nous sommes achetés un nouveau dinghy. Notre vieux dinghy de marque Zeppelin avait une déchirure dans le fond depuis notre départ en septembre. Nous l’avions colmaté avec du ruban gris (ducktape) et cela a tenu passablement longtemps. Nous pensions même à faire breveter notre découverte. Cependant, nous devions changer le ruban à l’occasion et la dernière fois il semble que cela ne tenait plus, nous devions à enlever deux ou trois gallons d’eau dans le fond chaque jour depuis deux semaines. De plus, un des boudins se dégonflait sans arrêt et cette fuite intérieure dans un coin était irréparable. Nous devions regonfler également tous les jours. Il était temps de faire le changement et nous y pensions de toute façon depuis octobre. Nous voulions un Caribe. Mais voilà à St-Thomas, à Tortola et ici à St Martin, les Caribe sont introuvables. Ceux qui sont disponibles ne nous conviennent pas et les livraisons attendues sont incertaines. Depuis un an, les îles ont des difficultés à obtenir cette marque fabriquée au Venezuela. On nous dit qu’il s’agit d’un problème de commerce politique…donc pour en finir, nous avons négocié chez Island Water World de Cole Bay (côté Sint Marteen) un dinghy de marque Flexboat. Il a 9.5 pieds, est en hypalon avec un fond rigide. Ces dinghys viennent du Brésil et sont considérés au même niveau que les Caribe. Maintenant, on se promène plus confortablement et sans se faire arroser…

Hier, samedi le 5 avril, nous avons fait un tour de l’île en voiture. L’île a 53 km2 ce qui se fait très facilement en une journée avec des arrêts en plus. Nous avons donc visité les différentes baies et plages de l’île sans manquer la célèbre plage de Orient Baie. Une partie de la plage est le royaume des naturistes (les tout nus quoi !). Pas chanceux pour nous, les deux heures que nous avons été là, il a plu, alors les sans costumes de bain se sont habillés en majorité ou sont retournés dans leur motel ou condo. Nous avons traversé la frontière (sans frontières) pour nous rendre à la ville de Phillisburg, la ville la plus importante de l’île du côté Sint-Marteen, nous avons été un peu déçus. Il faut dire que les deux rues principales où se retrouvent toutes sortes de boutiques, sont étroites et aucun stationnement dans ces rues. (Nous en avons trouvé plus tard plus tard un peu à l’extérieur du centre ville). Malgré tout nous avons quand même fait tous les magasins…en regardant à partir de l’auto. Cela nous coûte pas cher ainsi…Pour voir la plage, il aurait fallu se garer et l’après midi avançait rapidement alors est-elle belle ou non nous n’en savons rien. Comme nous voulions faire vraiment tout le tour de l’île nous avons poursuivi notre randonnée. Vers 18h00 nous ramenions la voiture sur le front de mer fatigués mais contents tout de même de notre journée. Vivement revenons à notre voilier avec notre super dinghy avant le retour de la noirceur.

Nous quitterons St Martin, mardi vers 4h00 du matin direction La Guadeloupe en passant par Nevis. Nous y arrêterons ou non selon la température et les vagues. Doris (moi) a profité de cet arrêt de deux semaines pour mettre à jour les photos du site. Celles des vacances de Philippe n’étaient pas faciles à choisir, nous en avions plus de 500 photos…

Quant aux photos de St Martin, elles viendront plus tard. Avec les quatre séries nouvelles que j’ai envoyé au cours de la semaine, il faut un peu d’intérêts et de temps pour les visionner.

Nous espérons arriver à Grenade vers le 24 ou 25 avril et préparer là le voilier pour sa mise en cale sèche d’au moins six mois.

Luperon, République Dominicaine
Samedi le 9 février 2008

Il est temps de donner des nouvelles puisque nous sommes à prendre racine en République Dominicaine. Croyez le ou non, nous sommes toujours à Luperon après deux semaines. En effet la fenêtre météo pour faire la côte nord de la République qui était annoncée pour jeudi le 6 février, a complètement changée mercredi. Actuellement rien ne s'annonce avant la semaine prochaine. Cela aiguise drôlement la patience cette attente imprévue. Comme ce n'est pas ma première qualité, je suis un peu frustrée mais je ne suis pas la seule dans notre groupe. Mais nous nous nous encourageons en disant qu'au moins il fait beau et nous pouvons en profiter sans être dans la misère. Nous n'avons pas le choix d'attendre et sur ce point tout le monde est unanime. Il est suicidaire ou complètement aberrant de faire route en mer vers l'est avec un vent de 20 noeuds le jour ou encore de naviguer de nuit même si la nuit le vent tombe. On nous dit que les ancrages après Luperon sont très exposés au nord et très rouleurs alors cela nous est totalement déconseillé de continuer pour le moment. Voilà la situation. Des amis devaient nous rejoindre à Porto Rico d'ici fin février au plus tard mais maintenant on va laisser tomber. Notre fils et sa famille désire nous rejoindre à St-Thomas, aux Vierges mais là encore si on ne bouge pas ça va être difficile. Nous ne sommes pas habitués à vivre ainsi dans l'attente alors cela tape sur les nerfs surtout que nous n'avons pas beaucoup d'activités sauf marcher dans le village et manger au restaurant. Dans le premier cas, les rues sont étroites, il faut regarder ou on marche pour ne pas piller sur des saletés et on a vite fait le tour. La plage est presque inaccessible même si elle n'est pas très loin. Il faut traverser une partie en campagne et forêt pour nous y rendre et nous avons peur des moustiques. Nous n'avons pas pris nos pilules pour la malaria, alors il faut faire attention. Il y a un peu de no-see-hum aussi quand nous allons à terre. Quant à la bouffe, il est facile de s'engraisser car ce n'est pas dispendieux dans les restaurants mais nous mangeons beaucoup de fritures, riz, chili. Nous évitons la viande de boeuf car la présentation  n'est pas attirante, la façon de le préparer n'est vraiment pas hygiénique selon ce qu'on nous raconte. Un québécois installé ici depuis peu s'est instauré boucher et a offert des filets mignons à nos amis. C'est le chien Frisou qui les mange finalement. L'homme n'est pas très propre, il fume en touchant sa viande et il la conserve dans des glacières. La couleur en plus n'est pas attirante. Ses normes de qualité ne sont vraiment pas à la hauteur de nos attentes. Beaucoup de poissons sont dépecés sous nos yeux dans la rue sur des tables. Encore là, cette façon de faire vous coupe l'appétit. Il reste les légumes et fruits que nous trouvons sans difficultés et qui ne sont pas chers non plus mais la sélection est un peu restreinte. Sur nos quatre voiliers nous continuons à faire notre pain quoique nous ayons trouvé une boulangerie artisanale qui n'est pas mal du tout pour acheter du pain.

Beaucoup de gens américains et même canadiens sont installés à Luperon et aiment le coin. Ils leur en coûtent $ 300 par mois pour louer un appartement de 3 ou 4 pièces tout meublés. Alors plusieurs ont un appartement et parfois même gardent leur voilier pour voyager autour. Il y a aussi des condos à prix raisonnables à vendre. La ville la plus proche où on peut trouver des épiceries qui ressemblent un peu à chez nous, est à Puerto Plata. Mais c'est à 50 km de route assez étroite. Cela prend presqu'une
heure pour s'y rendre et il faut une auto.

Nous avons rencontré hier un couple de français Raphael 66 ans et Eliane 62 ans. Ils sont venus ici en mai dernier après 7 ans dans les Antilles et dans les petites Antilles. Ils ont laissé leur catamaran à Luperon pour quatre mois et demie pendant un séjour en France et depuis lundi ils sont de retour pour poursuivre vers les Bahamas, la Floride et Cuba.  Au début de leur voyage en voilier, ils ont traversé l'Atlantique avec un quillard Jeanneau de 42 pieds qu'ils ont vendu en 2005 en Colombie. Ils ont maintenant un catamaran marque Lagoon très vaste qu'ils ont acheté à une compagnie de Charter en Martinique. Ils sont sympatiques. Ils parlent espagnol mais pas anglais alors ils étaient contents de pouvoir nous parler et nous ont invités Michel et moi pour un café sur leur catamaran. Ils cherchent des cartes pour les Bahamas. Nous leur avons transmis nos cartes électroniques des Bahamas et Floride. Nous avons appris qu'il en coûte $1.50 jour pour laisser leur catamaran sur un mooring. Nous en avons profité pour échanger avec eux des livres.

Nous avons rencontré aussi André, Josée et Audrey (11ans) une petite famille de la région de Montréal qui reviennent d'un voyage dans les Antilles avec leur voilier un bénéteau 32 pieds après 18 mois d'absence. Dimanche dernier, André nous a fait une petite conférence chez Steve pour nous faire connaître les places qu'ils avaient visités aux îles Vierges et aux Antilles, les plus beaux ancrages, les formalités et les services. Nous avions déjà rencontré André à la Conam il y a cinq ou six ans. Quel hasard ! Il avait donné avec sa femme une conférence sur leur voyage en Floride et Bahamas avec leur voilier du temps de 25 pieds. Je l'ai reconnu quand il a parlé du mat qu'il avait cassé en Floride en accrochant un pilier de quai avec ses haubans. Sa prochaine étape est de faire Luperon- Georgetown. Ils retournent vers le Québec mais se promettent de revenir dans les Antilles dans quelques années.

Il y a aussi un couple de l'Ontario Luc et Diana. Lui parle français étant natif de Joliette. Ils ont un trawler de mer de 42 pieds avec des balanciers de chaque côté de leur bateau. Ils sont partis de Floride en décembre 2007 pour un voyage de 2 ans dans les Antilles, ils sont maintenant ici à Luperon et leur bateau est à vendre… après seulement deux mois de voyage. En effet, il y a 3 semaines ils ont voulu se rendre à Samana au bout de la République dominicaine. Les vents annoncés étaient de 13 à 15 noeuds de l'est. Malheureusement, ils ont eu du 25 à 30 noeuds. Un de leur stabilisateur a été brisé, un de leur moteur également. Ils ont donc à trois reprises été couchés sur le flanc dans l'eau par une vague de travers. Ils ont tellement eu peur qu'ils en tremblent encore. Ensuite, ils sont entrés dans une petite baie ou pendant trois jours, ils ont été brassés par la houle qui se brisait sur les rochers et revenaient vers eux. C'était, ont-ils dits comme dans une machine à laver. Ils ont été bien courageux de faire le chemin inverse pour rentrer à Luperon. Ils regardent pour acheter un condo ici, mais le bateau est définitivement à vendre.

Voilà le bla bla du coin, je viens à la marina Puerto Blanco et nous achetons une heure d'Internet pour $ 2.00 (60 pesos).

Nous espérons que d'ici 5 ou 6 jours nous pourrons poursuivre. Nous avons prolonger notre droit de séjour qui est maintenant bon jusqu'au 26 avril 2008…


De Georgetown, Bahamas à Luperon, République Dominicaine
25 janvier 2008


Nous voilà enfin en traversée ! Vers la République Dominicaine, il était temps ! Partis le 12 janvier de Georgetown  pour Conception Island et le lendemain vers Rum Cay, nous avons fait un vingt-quatre heures de navigation le 15 janvier pour atteindre Mayaguana. C'était la dernière île où nous arrêtions dans les Bahamas.

Ancrés dans un lagon d'environ 5 milles par 2 milles de large qui est entouré de récifs, nous avons dû attendre 8 jours pour avoir une fenêtre météo qui serait assez longue pour nous permettre de parcourir les 190 milles qui nous séparaient encore de la R.D.  Pendant que nous étions à Mayaguana,  nous sommes débarqués une seule fois. En effet,  après avoir parcourus en dinghy les 4 milles qui séparaient notre ancrage du seul quai qu'il y avait de ce côté de l'île, nous avons été déçus de constater
qu'il n'y avait pas de diesel pour nous et aucun endroit pour acheter des provisions fraîches. Un quai en mauvais état, mais une place pour les déchets au moins, quelques maisons, une petite église, un petit bureau des douanes et un cabanon qui contenait quelques conserves et marchandises derrière une maison. C'était tout ce que nous avons vu. Nous avons pris une bière dans un bar que la douanière nous avait indiqué comme restaurant mais il ne servait aucune bouffe. Il semble qu'il y aurait environ
400 habitants sur cette île et que la plupart d'entre eux vivent plus au nord est de l'île. Un peu plus de quinze milles pour nous rendre à cet endroit  pour nous qui sommes à pied. Nous sommes donc restés les 7 jours suivants sans aller à terre. La plage qui était à .5 mille environ était difficile d'accès à cause des coraux et les vents continuels qui fouettaient notre ancrage nous empêchaient d'utiliser les dinghys. Nous recevions trop de vagues quand nous nous promenions en dinghy pour rendre
nos promenades intéressantes. Une journée plus calme nous avons quand même visités quelques bancs de coraux en faisant du snorkling (apnée). Chaque jour, à 6h30 du matin,  nous écoutions sur les ondes du HF (radio à ondes courtes) le météorologue des marins, Chris Parker, qui donne les prévisions de météo et les possibilités de traversée pour les plaisanciers comme nous. Finalement, mercredi le 23,  nous avons levé l'ancre. Malheureusement, contrairement à nos attentes nous avions le vent dans le
nez du ESE de 12 à 13 nouds dès le départ. Pour compliquer les choses nous avions une vague qui nous venait de côté. Pour un bon deux heures nous nous sommes pas mal fait brassés. Les vagues avaient des creux jusqu'à 8 pieds parfois et à l'occasion nous nous retrouvions dans un creux en cognant un peu trop fort à notre goût. Cela n'est pas dangereux mais c'est quand même très désagréable. Plus loin la mer et le vent se sont accordés à nouveau et nous avions moins de brasse camarade mais nous avancions
au rythme de 4.5 nouds de moyenne. Pas terrible ! Nous avons atteint un peu tard l'île de West Caicos. Il faisait déjà nuit à 7heures. Les cartes électroniques d'Amirys ne sont vraiment pas précises pour cette partie des Turk et Caicos. Nous avons dû suivre Imagine IV pour nous ancrer dans 40 pieds d'eau. Il fallait se coller sur la côte pour avoir une profondeur acceptable. Le son du brisant sur les rochers était épeurant à entendre dans le noir. Quand la lune s'est levée, nous avons vu comme nous
étions passablement près de la rive.

Nous avions appris dans la journée par nos messages de météo que le lendemain jeudi le vent serait encore contre nous et trop fort pour faire une bonne traversée de ce passage du Thorny Path  ( chemin épineux !). C'est le nom donné à cette route difficile pour se rendre à la R.D., Porto Rico et les Îles Vierges parce que les vents sont pratiquement toujours est ou sud est et la mer assez agitée.

Nous sommes donc restés jeudi sur place bien protégés du vent mais malheureusement un fort roulis qui venait nous brasser de côté. Nous avons passé la journée à nous tenir dans le voilier quand nous avions à nous promener. Très longue journée dans ces conditions. J'en ai quand même profité pour coudre un drapeau de la République Dominicaine, lequel nous manquait.

Cette nuit  vers 3heures du matin, nous repartions donc pour la traversée vers Luperon. La lune haut dans le ciel nous éclairait suffisamment pour que nous puissions voir l'ancre au fond de l'eau. La chaîne était malheureusement prise sous une grosse roche et il a fallu travaillé fort pour nous sortir de là. Quand nous avancions sur notre chaîne, nous arrêtions bien net dès que nous étions au bout de la chaîne. Avance à tribord, avance à bâbord, avance tout droit et finalement elle s'est libérée.
Ouf ! On a eu chaud. Deux des autres voiliers on eu sensiblement le même problème.

Pas de vent en partant, seulement une longue houle qui nous berçait sous les étoiles. Nous avons quand  même levé la grande voile pour plus tard. Vers 6 heures du  matin, un vent de 7-8 nouds de 90 degrés nous a permis d'ouvrir le génois. Nos trois compagnons plus longs que nous  ont fermé leur moteur et durant près de 3 heures nous avons navigué à voile. Amirys plus pesant devait garder un peu de moteur pour garder la cadence de 5 -6 nouds de vitesse. Nous pointons bien au vent et nous pouvons garder
la course dans la bonne direction.

Le vent a forci jusqu'à 10 nouds seulement et a finalement tourné plus au sud. Nous avons rentré nos génois et continué à moteur pour un bon moment. Jess avait prédit grâce à ses outils météo qu'à 14 heures nous aurions un vent léger plus Est. Et c'est exactement ce qui est arrivé ! Parfois la météo est exacte. Nous reprenons la navigation avec deux voiles. Il est 15 heures et nous avons la moitié du trajet d'effectuée. C'est agréable et rassurant de voir que la mer est assez calme. Un peu de tangage
mais les vagues ne sont pas plus de 2 ou 3 pieds de  haut. La nuit s'en vient, nous ferons des quarts de 3 heures chacun et nous planifions notre arrivée au plus tard demain matin samedi le 26 à Luperon, République Dominicaine.

 

Samedi, 8 décembre 2007
Bonjour,

Cette nuit du 5 au 6 décembre 2007, nous avons atteint les Bahamas. Partis mercredi matin vers 10h00 de Lake Worth (West Palm Beach) avec trois autres voiliers, nous avons atteint vers 1h00 du matin le banc des Bahamas non loin de Freeport. Nous avions prévu de nous arrêter à  Lucaya à côté de Freeport mais le vent d'ouest qui nous avait poussé toute la journée nous a amené trop tôt près de notre point d'arrivée  pour nous arrêter. En effet, nous n'entrons pas dans une baie ou un port dans le noir.
Nous avons poursuivi à travers la nuit jusqu'à une petite île des Berry's islands, dans la baie de Great Harbour. A 9h30 ce matin, nous déposions notre ancre sur le beau sable blanc des Bahamas à travers les eaux cristallines et turquoises typiques des Bahamas. Nous avions parcouru 138 milles nautiques en 24 heures. Ce fut une traversée un peu houleuse dans la partie du Gulf stream qui fait 25 milles de large mais la navigation fut en somme toute pas mal facile. Comme d'habitude, j'ai eu mal au cour
et je suis restée allongée pendant une partie de la soirée mais j'ai pu avec des ''gravol'' faire mes quarts de nuit pour laisser Michel dormir. Le vent était tombé à 5 nouds ce matin. Nous avons fait une moyenne de vitesse de 5,7 nouds.

Pour Michel et moi, c'est le début des vraies vacances. Après avoir passé 81 jours aux Etats-Unis à voyager à travers les rivières, les baies et dans l'intercostal, nous sommes bien heureux de nous retrouver ici dans ce paradis des îles des Bahamas. Je vous rappelle que les Bahamas sont composés de plus de 700 petites îles. Nous serons donc souvent ancrés face à des îles avec des plages de sable blanc sans aucune habitation ou parfois habités par quelques personnes seulement. C'est vraiment un paradis.
Nous aimerions que tous nos parents et amis puissent vivre une fois dans un environnement aussi détaché de la pollution et du stress quotidien que nous avons au Québec.

Notre destination demain est Nassau, dans l'île de la Providence. Nassau est la capitale et la grande ville touristique. C'est un arrêt technique pour faire nos douanes et par la suite nous poursuivrons dans les Exumas. Les voiliers Cattails, Afficionado et Chadani sont nos compagnons de voyage depuis Lake Worth. Nous avons dû quitter Epsilon, Steam Boat et Marie Galante à regret. Nous ne voulions pas manquer la fenêtre météo qui s'ouvrait mercredi pour les Bahamas et nos amis n'étaient pas prêts
pour la traversée. Dommage ! nous aurions aimé  poursuivre la route avec eux pour un moment encore. Cependant, si la chance nous sourit peut-être viendront-ils nous rejoindre à Georgetown plus tard.

J'espère que vous ne souffrez pas trop des tempêtes de neige qui vous sont tombés dessus depuis une semaine ou deux. Nous pensons à vous.

Svp transmettre nouvelles aux mamans

Bisous
Doris et Michel
Mardi, 6 novembre 2007

53ième jour depuis notre départ de St-Paul. Je suis étonnée du fait que je n’ai pas écrit de puis si longtemps. Je pensais qu’en prenant l’intercostal à Norfolk, Virginie mardi dernier, j’aurais le temps et le goût d’écrire pendant les longues heures de navigation à moteur. Mais comme il fait presque toujours beau parce que le soleil est très souvent avec nous et que  les paysages sont très intéressants je n’ai pas la tentation de m’enfermer dans le carré du voilier pour taper sur l’ordinateur. D’ailleurs il faut avouer que entre le départ et l’arrivée au mouillage, il y a la navigation à préparer pour le lendemain, les repas, la vaisselle, je dois passer le balai, épousseter à l’occasion et parfois laver toilette et plancher alors finalement la journée passe. Le soir après le souper, la farniente nous prend et 21h00 maximum nous sommes couchés. Sur le trajet, assis dans le cockpit ou à la barre, nous regardons les maisons gigantesques qui longent le canal Puis nous arrivons à un pont qui doit être ouvert pour passer. Ils ouvrent parfois sur demande mais le plus souvent aux heures et aux demi-heures. Quelques-uns ouvrent seulement aux heures. Nous arrivons au pont, il faut ralentir et même s’arrêter en contrant le courant qui peut-être de un ou deux nœuds. Nous sommes souvent 10 à 20 voiliers avec quelques  bateaux moteur (des trollers, la  plupart du temps). Le pont ouvre.  Nous avançons à la queue leu leu en disant au VHF (sur le 13) ‘‘  Thank you bridge tender’’. Le pont lève la procession reprend. Les plus rapides nous distancent et la lignée s’étirent jusqu’au prochain pont une heure ou deux plus tard.

Le fait que nous avons déjà fait ce trajet aller-retour, nous permet à Michel et moi, de nous détendre et d’apprécier davantage. Nous savons ce qui nous attend tout le long de l’intercostal. J’ai mon journal de bord du dernier voyage, nous avons un guide 2007 de Skipper Bob et un guide du Waterway(intercostal ou ICW) . Nous pouvons anticiper les difficultés et bien planifier notre navigation chaque jour avec notre logiciel de navigation Nobeltec 9.1. J’ai même préparé un plan de navigation avec les points de navigation jusqu’à la frontière de la Floride en incluant des journées d’arrêt et de repos. Ceci nous aide de prendre de meilleure décision quand nous écoutons la météo et planifions nos journées.

Nous apprécions notre nouveau moteur Yanmar. Jusqu’à présent, nous n’avons eu aucun problème. Nous pouvons rouler à 2500 tours pour obtenir le meilleur rendement de notre moteur mais comme nous voyageons avec d’autres voiliers plus lent, nous réduisons la plupart du temps à 2200 tours. Nous comprenons la patience de Complicité et de Marie Galante 2 à notre premier voyage, eux qui avaient de plus gros moteur faisaient la même chose pour nous.

Les heures passent, nous approchons tranquillement de notre destination du jour. Ce soir, notre ancrage sera dans un endroit nouveau pour nous Shalotte Inlet  au Mille 329 de l’intercostal. Du moins, nous espérons avoir la profondeur d’eau et la place pour nous ancrer correctement.  Notre cahier de Skipper Bob indique certaines difficultés pour l’entrée, il faut être vigilants pour éviter les hauts fonds dans le milieu de la creek. (petite rivière). Nous devions aller à Calabash mille 341 mais nos compagnons sont plus lents et nous avons encore un pont à faire ouvrir. Nous voulons éviter d’arriver dans un endroit dans la noirceur et comme le soleil se couche vers 17h20 il ne faut pas prendre de trop grande chance. C’est une question de prudence et cela nous évite bien des énervements.

J’espère que mes petits vidéos sur le liste vous plaisent même si ce n’est pas du grand art. J’en envoie petit à petit car c’est assez long à préparer et un peu compliqué à envoyer.

Bonne semaine à tous

 

Jeudi, 4 octobre 2007, Annapolis (38’ 57.497’N - 076’29.121’ O)
Voilà exactement  21 jours que nous avons quittés St-Paul-de-l’île-aux-Noix sur Amirys. Je n’ai pas écrit de journal pendant cette période pour le site Web, je n’avais pas vraiment le temps. Mais j’ai cependant gardé beaucoup de notes dans mon journal papier et je ferai un résumé de ces journées de voyage au cours des prochains jours. Quelques-uns d’entre vous auront peut-être regardés les photos que je fais parvenir à Philippe notre fils cadet qui les placent sur notre site puisqu’il est et notre webmaster officiel. J’accompagne le plus possible les photos de texte afin de bien vous situer. Notre fils me dit que cela fait plus dynamique pour ceux qui n’aiment pas beaucoup lire.

 

Il fait très beau depuis le début du voyage. La seule exception a été la journée ou nous sommes  arrivés à New York. Nous avons eu pendant la journée un peu de bruine. Les deux journées en mer pour faire New York à Atlantic City et Atlantic City à Cape May ont été des plus faciles. Un vent pas suffisamment constant pour nous permettre de faire de la voile toute la journée mais une mer sans grosses vagues incommodantes et un soleil radieux.

Nous sommes  au repos à Annapolis depuis notre arrivée mardi soir. Nous irons au Boat Show demain vendredi et probablement dimanche nous y retournerons au besoin. Il y a plein de voiliers québecois qui sont ancrés soient dans Back Creek près de nous et d’autres dans Spa Creek. Nous avons plus à marcher mais notre petit coin au fond de la baie est plus tranquille.

Nous utilisons skype pour appeler parents et amis à l’aide de notre portable sans fil et de l’antenne ‘ Radio labs ‘ que nous avons acheté pour ce voyage par internet et qui nous permet de trouvé des connections non sécurisée avec une portée de 1 km environ autour. Tant que nous pouvons être connectés à Internet, c’est merveilleux et bien différent du premier voyage au Bahamas en 2002-2003 puisque nous pouvons voir  ceux qui sont aussi sur Skype ou sur MSN messenger  et ont une caméra sur leur ordinateur. Airmail (notre système de courriel par radio amateur) sera utilisé quand nous n’aurons pas de connections sans fil. Nous avons commencé également les contacts radio le matin avec le réseau des petits bateaux. Cependant, les communications sont difficiles car  la propagation des ondes est très basse depuis un certain temps nous a-t-on dit.

Voilà donc les dernières nouvelles. Nous souhaitons continuer notre voyage avec un temps encore aussi clément et vous souhaitons au Québec de continuer à avoir également de belles journées d’automne et d’en profiter.

 

Doris et Michel sur Amirys

 

Fort Edward, 18 septembre 2007 (matin)
 
Bonjour,
 
Notre voyage vers Trinidad Tobago en passant par les USA, les Bahamas, la République Dominicaine et les îles des Antilles est commencé.
 
Partis, samedi le 15 septembre en avant-midi de St-Paul-de-l’île-aux Noix, nous coucherons ce soir au nord de l’écluse no 7 du canal Champlain, près de Fort Edward dans l’état de New York. Nous sommes accompagnés pour la phase initiale de notre voyage par Jean et Christiane Zuchowski qui doivent en principe retourner par train chez eux lorsqu’ils auront visité la ville de New York.
 
Plusieurs personnes connaissaient notre projet 2007-2008 de voyage en voilier et d’autres à qui nous écrivons aujourd’hui n’en savaient rien. J’écris en ce moment à partir de mon adresse courriel habituelle Amirys [a] yahoo.com  parce que nous avons maintenant un ordinateur portable avec une connection sans fil sur notre voilier. Quand ce sera possible nous utiliserons ce moyen pour communiquer avec nos parents et amis, sinon je transmettrai mes courriels à partir de notre système de radio amateur comme nous le faisions lors de notre premier voyage surtout quand nous serons en mer ou dans des endroits avec peu de facilités Internet. Pour nous joindre sur notre courriel radio il faudra donc utiliser l’adresse courriel va2mjg [a] Winlink.org. Cependant avant de pouvoir nous joindre à cette deuxième adresse, je dois vous faire parvenir un courriel en provenance de winlink et cela pour éviter que votre  courriel soit rejeté par le système winlink (spam). Je retransmettrai donc un autre courriel bientôt en provenance de notre radio.
 
Notre  site d’Amirys sur Internet  www.amirys.com a été réactivé. Nous essaierons de l’alimenter en photos et en nouvelles le plus possible mais le journal de bord sera peut-être différent de celui des archives 2002-2003 qui est encore accessible. Voir l’introduction sur le site à ce sujet.
 
Si vous préférez être retiré de ma liste de contact, envoyez moi un petit mot. Je ne crois pas écrire directement souvent mais vous pouvez m’aviser si cela ne convient pas.
 
Je demande à ceux qui sont en contact avec ma mère Rita et la mère de Michel  Rolande de leur faire part des nouvelles que vous verrez sur le site ou que vous recevrez par courriel parfois.
 
Il fait beau nous espérons que cela va continuer pour plusieurs jours et pourquoi pas plusieurs semaines.
 
Nous vous embrassons et vous saluons bien bas.
 
Doris et Michel
Amirys

 

Nouveau départ 2007 Amirys retourne dans le Sud
 

Notre site Web a attiré beaucoup de lecteur lors de notre précédent voyage. Compte tenu de l’intérêt suscité, nous avons décidé de renouveler l’expérience.

Nous avons navigué la côte est et les Bahamas durant 8 mois de sept. 2002 à mai 2003. Au retour, nous avons vécu bien des émotions au cours d’évènements inattendus. Nous avons travaillé sur Amirys pour apporter des améliorations basées sur notre expérience dans le sud. Notamment, le moteur, notre point faible du voyage, a été remplacé par un gros Yanmar 75 HP neuf au printemps 2004. Le second départ prévu pour Septembre 2004 a avorté pour cause de retour imprévu de Michel chez INTRIA. Il y avait des défis professionnels des plus stimulants et nous avons pu voir grandir nos cinq petits enfants.

Nous voici en 2007, cinq ans après le premier départ. Nous sommes prêts à nous lancer dans l’aventure une nouvelle fois pour un voyage de huit mois. La destination finale est Trinidad Tobago en passant par les USA, les Bahamas, la République Dominicaine, Porto Rico, les îles Vierges et tout le chapelet des îles antillaises.

Un voyage qui nous attire et nous effraie aussi. Les amis qui ont fait ce périple ont tous vécus des émerveillements mais également plusieurs déboires de toutes sortes.

Au cours de ce voyage, j’écrirai à nouveau. Une partie descriptive et informative pour les navigateurs qui nous suivent et rêvent de faire la même chose. Une partie pour raconter les aventures et évènements de tous les jours et une partie pour transmettre les sentiments qui nous animent pendant un tel voyage.

J’espère que ce site saura vous plaire.

 

Doris Amirale

Michel Capitaine

Sur le voilier Amirys