Lundi, 14 avril 2008

Malgré le ciel un peu nuageux, la température est excellente et c’est avec émotion que nous atteignons l’escale fétiche de Michel : le mouillage du bourg des Saintes. En effet, à l’hiver 91 nous étions venus dans ce mouillage avec un voilier de location et Michel s’était promis de revenir un jour avec son propre voilier. Voilà que ce souhait est accompli.

 

En arrivant, nous passons tout à côté d’un voilier à trois mâts d’une longueur impressionnante et qui déploie un immense drapeau canadien. Le soir même, à l’heure de notre souper, nous recevons la visite de deux membres d’équipage de ce grand voilier le CALEDONIA. Un des propriétaires est à bord et nous a vu arriver cet après-midi, nous sommes invités à bord à prendre un verre. C’est avec plaisir que nous irons vers 20h30 visiter ce grand voilier construit en Nouvelle Écosse. Originalement le bateau  a servi à faire de la recherche scientifique. Il a été transformé en voilier en 2007 et sert maintenant de voilier charter. Il peut accomoder jusqu’à 70 passagers, une vingtaine de personnes forment l’équipage. Cela nous a plu énormément comme expérience.

 

Mardi, 15 avril 2008

 

Nous allons à terre faire la visite de l’île. Il n’y a pratiquement que des motocyclettes qui circulent sur cette île à part quelques ‘’vans’’ taxi. C’est toujours aussi sympathique comme endroit. Les petites boutiques ont poussées depuis que nous sommes venus il y a dix-sept ans.

 

Du haut de la colline, nous prenons en photo la baie où nous voyons au loin le voilier CALEDONIA et Amirys pas bien loin devant lui.

 

Nous arrêtons à un petit restaurant pour dîner sur la route qui nous mène de l’autre côté de l’île des Saintes. Nous avons à peine 2 kilomètres de marche à faire, mais il fait chaud et en route une bonne bière des îles n’est pas de refus avec un bon repas de poisson sur le grill. Malgré la chaleur, Doris doit porter un chemisier pour protéger sa peau des rayons du soleil car elle prend depuis plusieurs jours des antibiotiques, il faut faire attention dans ces circonstances.

 

Notre marche nous mène à la baie de Pompierre. Très belle plage située dans une baie qui fait partie d’un parc protégé. Comme vous pouvez le constater le paysage était particulièrement intéressant pour mon homme…

 

Michel assis sous un arbre admire les beautés…. du paysage évidemment ! Nous avions omis d’apporter nos costumes de bain, quel dommage !

 

Amirys bien ancré dans la baie du bourg des Saintes.

 

Vendredi, 18 avril 2008

 

Après être arrêtés une nuit à Roseau en Dominique, nous avons poursuivi vers la Martinique. Nous retrouvons dix-sept ans plus tard le village de St-Pierre qui est situé au pied du volcan Mont Pelée. Une promenade nous mène sur un promontoire d’où nous apercevons notre mouillage et une petite partie du village avec sa plage de sable gris.

 

Un petit aperçu des ruines des maisons qui ont été détruites par les flammes suite à l’éruption du volcan Pelée. Elles font parties du charme de St-Pierre et nous rappelle le drame qui s’y est déroulé en 1902 quand presque toute la population a été brûlée.

 

Vu du mouillage de St-Pierre à partir de la plage.

  

Vendredi, 18 avril 2008

 

Une courte navigation d’environ 24 milles nautiques et nous ancrons à la Grande Anse D’Arlet  toujours en  Martinique. Nous avons la surprise de découvrir les voiliers le Bel Espoir et  Rara Avis qui sont ancrés dans la baie. Ces voiliers viennent de France. Ils ont fait souvent le sujet de l’émission préférée de Michel qui s’appelle ‘’Thalassa’’. Habituellement ces deux voiliers ont  à leur bord des adolescents sortant de prison ou qui ont des problèmes de drogue. Le Père Jaouen les amènent donc en cure de réhabilitation sur ses voiliers.

 

Une petite marche sur l’esplanade du village et un arrêt à l’heure du midi pour prendre un petit verre sur la terrasse d’un restaurant, il faut  profiter un peu de la bonne bière des Antilles…

 

 

Samedi, 19 avril 2008

 

Nous quittons l’île de la Martinique à 7 heures ce matin là et au moment où nous arrivons à la pointe de l’île, nous voyons un orage qui se dirige vers nous. Heureusement, nous n’aurons que quelques brins de pluie cette journée là. La  mer demeure agréable, le vent n’est pas très fort, nous devons rouler à moteur pour atteindre Ste-Lucie.

 

Nous rentrons dans la baie intérieure de Rodney Bay. Nous voulons nous gâter un peu alors nous nous installons à la marina. Nous ne resterons à quai qu’une nuit mais en profitons pour laver le voilier, faire un peu de lavage à la main encore une fois (parce que dans les îles il faut faire laver son linge et il demande $18 pour laver et sécher une brassée de linge). Nous profitons aussi des restaurants qui sont nombreux à Rodney Bay.

 

Dimanche, 20 avril 2008

 

Nous recevons la visite du marchand de fruits et légumes du coin qui vient avec sa chaloupe aménagée nous offrir ses produits. Nous apercevons sur cette photo les dinghys des gens qui sont ancrés dans la baie et qui viennent s’amarrer devant le restaurant de la marina pour profiter des facilités de la marina et pour faire leurs visites de l’île de Ste-Lucie.

 

Nous passons une deuxième nuit à Rodney Bay mais cette fois dans la baie extérieure. La photo ne nous permet malheureusement pas de voir les magnifiques plages qui entourent cette baie mais nous avons planifié d’y passer plusieurs jours l’hiver prochain.

 

Lundi, 21 avril 2008

 

Nous reprenons la mer vers notre seconde escale de l’île de Ste-Lucie. Le long de la côte le vent d’Est est coupé par les montagnes, nous devons faire du moteur plutôt que de la voile. Michel s’amuse à conduire au lieu de laisser le pilote automatique en fonction.

 

Nous approchons des deux Pitons de Ste-Lucie, ces deux pics sont célébres et connus dans le monde entier. C’est magnifique de les apercevoir ainsi  de notre voilier. On dirait des seins à l’horizon… :)

 

Nous sommes ancrés dans la baie de La Soufrière au pied d’un des deux pitons. Nous avons un mooring mais malheureusement la mer est agitée toute la nuit par une houle qui cause un roulis très désagréable

 

Mardi, 22 avril 2008

 

L’an prochain nous reviendrons peut-être grimper au sommet d’un piton mais nous ancrerons dans la baie de l’autre côté de ce piton.

 

 

Après avoir parcouru 54 milles nautiques, nous avons atteint les Grenadines, plus spécifiquement l’île de Béquia.  Admiral Bay est une belle baie très vaste facile d’accès que nous avons beaucoup aimé. Nous avons choisi un mooring à  environ $4.00 la nuit mais nous pouvons aussi ancré facilement dans cette baie. Nous voyons ici une toute partie de la baie.

 

Mercredi, 23 avril 2008

 

Le village est très sympatique, le marché de fruits et légumes est intéressant et nous trouvons plusieurs petits restaurants comme celui que nous devinons ici derrière les arbustes en fleurs  et où nous avons dîné d’ailleurs Michel et moi.

 

Certaines habitations sont assez primaires mais comme il fait presque toujours beau dans la région ce n’est pas vraiment un gros problème et  la vue sur la baie est tellement belle.

 

Si Doris désire s’installer à Béquia, elle pourra toujours racheter ce commerce et  elle aura déjà son affiche publicitaire J

 

Jeudi , 24 avril 2008

 

Île de Cariacou. Mais oui ! Il nous arrive de demeurer tranquillement sur le voilier, de prendre une bonne douche sur la jupe arrière du bateau et munis d’un bon livre et d’un petit verre de rhum punch ou de martini de nous la couler douce un petit peu…

 

Vendredi , 25 avril 2008

 

Nous arrivons enfin à  l’île de Grenade en passant par la côte est de l’île. Aidée par un bon vent, nous avançons à 6 et 7 nœuds. C’est notre meilleure vitesse moyenne de la saison. Nous avons parcouru 35 milles nautiques en cinq heures et demie.

Amirys est demeuré ancré dans la baie St-David Harbor du 25 avril au 2 mai.  Nous préférons être à l’eau pour certains travaux. Michel peut ainsi sabler et peinturer les petits points de rouille du pont. Doris commence le tri des choses à rapporter au Québec et  prépare le nettoyage intérieur du voilier. L’eau est belle alors on saute à l’eau quand la chaleur devient trop accablante.

 

Voici, vu de l’eau, l’emplacement (boatyard) où notre voilier sera remisé pour la période de mai à novembre 2008.

 

Dimanche , 27 avril 2008

 

Nous avons retrouvé Lyse et Jocelyn du voilier Cattails installés déjà depuis deux semaines à la marina  Grenada. Élise et Pierre du voilier Imagine 4 ont laissé leur voilier ici et sont déjà arrivés au Québec depuis quelques jours.

 

Le voilier Cattails est déjà sorti de l’eau. Les derniers préparatifs de remisage achèvent. Demain, Lyse et Jocelyn s’envoleront vers le Québec.

 

Mardi , 29 avril 2008

 

Ce mardi matin, nous avons la possibilité d’aller en camionnette à St-Georges, la capitale de Grenade, situé à 15 km de notre marina grâce au magasin Island Water World qui a une succursale à notre marina. Nous sommes à  la recherche de valises pour rapporter nos vêtements, disques, livres etc… nous croisons de nombreuses jeunes filles qui viennent de terminer leur journée d’école. Malgré la chaleur, elles portent toutes des bas trois quarts et de longues jupes brunes. On nous dit qu’ici sur l’île il y a 10 femmes pour un homme…

 

Vers la fin de l’après midi, il y a beaucoup de trafic dans les rues étroites de St-George. Une policière attire notre attention. Elle est particulièrement sérieuse dans son costume.

 

Samedi , 3 mai 2008

 

Amirys est sorti de l’eau  depuis hier pour finaliser les travaux de remisage.  Michel a emprunté des échafauds et répare quelques petites égratignures sur le côté de notre voilier. Nous commençons nos travaux très tôt le matin vers 6h30 car dès 13h00 il fait tellement chaud que le rythme ralentit. Nous voyageons dans l’échelle constamment et nous perdrons quelques livres en ces derniers jours…

 

Il faut tout nettoyer. Heureusement, il y a deux laveuses à linge à la marina mais la sécheuse est en panne depuis plusieurs semaines. Il nous  faut une  corde à linge pour faire sécher au vent nos draps, couvertures, rideaux etc…

 

C’est samedi, la femme du propriétaire de la marina et ses deux enfants sont venus dîner à la marina avec lui. Roquel (assise à droite) est là aussi. Elle est la  responsable de la réception des appels et des clients.  Aujourd’hui, elle est en congé. La marina Grenada emploie 70 personnes et plusieurs d’entre elles semblent presque vivre sur place.

 

Pour le bénéfice de ceux qui connaissent les machines pour sortir les voiliers de l’eau (travel lift), voici celui de la marina Grenada. Il est capable de sortir des voiliers jusqu’à 70 tonnes et des catamarans jusqu’à 35 pieds de large. Voici un exemple. Regarder l’homme à droite près de la machine cela vous donne une idée des dimensions.

 

 

Mardi , 6 mai 2008

 

A l’intérieur du voilier, Doris s’active à nettoyer tous les équipets et les armoires avec de l’eau vinaigré, ceci afin d’éviter la moisissure qui peut se former pendant l’été humide des Caraïbes. Un travail harassant avec la chaleur qui est à 32 degrés celsius depuis plusieurs jours dans le voilier.

 

Il faut nettoyer également les fonds des cales. A plat ventre sur le plancher, le bras étiré pour rejoindre tous les recoins ce n’est pas une partie de plaisir mais c’est le prix à payer pour avoir son voilier dans le sud. Les provisions seront séparées entre celles qui pourront restées dans le voilier et celles qui seront donnés avant le départ.

 

Mercredi  , 7 mai 2008

 

Dernière nuit à Grenade, le voilier a été fermé et habillé d’un grande bâche. Les bagages ont été embarqués dans un taxi. On dormira ce soir dans un bed and breakfast à St-Georges.  Voici la dernière photo prise par un couple de canadien d’Ontario pendant le souper tardif. Demain à 4h30 du matin, il nous faudra nous rendre à l’aéroport pour le voyage de retour au Québec.

 

C’est un aurevoir !