Vendredi, 11 janvier 2008

 

La veille du départ de Georgetown, Michel et Doris sont allés au village pour transmettre les photos prises pendant le séjour à Georgetown. Voici l’endroit qui offrait le service de transmission par internet Wi-fi. La place s’appelle J-K Technology. Comme vous pouvez le constater, le bureau est situé dans un édifice plutôt modeste mais le service était très bien. Pour $5,00 par jour vous pouviez passer la journée sur internet. De plus, Julius nous permettait de nous servir de son téléphone pour appeler au Canada. Pour $6.00 Doris a parlé 30 minutes à la famille pendant les fêtes.

 

Avant de quitter l’île, nous avions le goût de vous montrer l’épicerie de Georgetown à l’extérieur. Dans ce magasin sans fenêtre de la grandeur d’un gros dépanneur, tous les plaisanciers viennent s’approvisionner. Alors pour avoir un bon choix de fruits et légumes frais il faut attendre la venue du bateau de ravitaillement et patienter quelques heures qu’il soit déchargé, alors seulement il est temps de se rendre à l’épicerie.



Pour venir à l’épicerie des ancrages,il nous faut passer avec le dinghy sous un étroit petit pont que vous voyez sur la photo. Avec la marée le courant est parfois très fort dans ce couloir étroit, il faut donner du pouvoir au moteur pour y passer. Ce sera la dernière fois ce soir là que nous aurons à le traverser. Aurevoir Georgetown !


Dimanche, 13 janvier 2008

 

Nous avons navigué toute la journée samedi pour nous rendre de Georgetown à Conception Island. Un 38 milles nautiques avec un vent de l’est de 10 à 14 nœuds. Une journée ensoleillée et agréable. L’ancrage de Conception est magnifique. L’eau est cristalline. Nous n’avons pas le temps de débarquer sur cette île inhabitée qui est un parc naturel, c’est bien dommage !


Imagine 4, le voilier d’Élise et Pierre, un beau Jeanneau 40 pieds vogue vers Rum Cay, une randonnée à moteur de 25 milles nautiques car le vent nous arrive en plein dans le nez du voilier. Nous avons cependant triché un peu pendant quelques milles en louvoyant de l’ouest à l’est pour naviguer à voile.

 

Lundi, 14 janvier 2008


Nous avons dormi à Rum Cay où seuls les capitaines sont débarqués pour aller chercher du diesel à la marina. Nous partons vers 10h30 pour un de nos plus longs trajets de ce voyage. 131 milles nautiques nous attendent pour nous rendre à Mayaguana, un peu plus de 24 heures de navigation. On voit ici le voilier Cattails, le Catalina 42 de Lyse et Jocelyn qui en partant font un peu de voile. Ce trajet se révèle facile mais se termine à moteur car le vent est tombé à 2-3 nœuds durant la nuit. Le ciel est étoilé et magnifique à voir. Au petit matin, nous ralentissons pour arriver à l’entrée de Mayaguana vers l’heure du dîner à cause des récifs de l’entrée du lagon.


Au cours de la nuit, un poisson volant s’est retrouvé sur le pont d’Amirys. Michel le découvre au matin tout raide et paraissant encore en mouvement. Il est assez gros pour un poisson volant, environ 8 à 9 pouces. Nous sommes encore surpris quand nous les voyons s’envoler près de notre voilier. La distance qu’ils peuvent parcourir hors de l’eau est impressionnante. Non ! Nous ne l’avons pas mangé au déjeuner et il n’a pas été conservé comme appât de pêche.



Mercredi 16 janvier 2008

 

Pendant notre attente pour une fenêtre météo pour la République,nous sommes allés une seule fois à terre à l’île de Mayaguana. La distance de notre ancrage au seul quai de débarquement possible est d’environ 4 milles. Cela prend environ 50 à 60 minutes pour s’y rendre et nous découvrons qu’il n’y a aucun service pour nous à cet endroit peu peuplé. Un dépanneur avec quelques conserves dans une cabane style cabanon et et pas de restaurant sauf ce bar sans repas où on nous sert la bière la moins chère des Bahamas. Le petit couple de jeunes qui est avec nous est arrivé sur un voilier de 29 pieds. John 37 ans connaît bien la navigation et veut travailler aux Iles Vierges comme professeur de snorkling. Jeannette sa blonde depuis seulement 5 mois, n’a jamais fait de voile avant de s’embarquer avec lui en novembre et traverser le Gulf stream à partir de Key West, Floride. Elle trouve le voyage difficile et semblait un peu désabusée. En plus, ils n’ont pas de frigo à bord alors ils espéraient faire un bon repas et acheter des provisions qu’ils n’ont pas eu à Mayaguana. Ils espèrent être plus chanceux aux Turks et Caicos.

 

Nous sommes demeurés 8 jours à Mayaguana dont 7 sans débarquer de notre voilier. Nous attendions dans ce grand bassin qui ressemble à un lagon de 5 milles par 1 mille de large une fenêtre météo qui tardait à venir. Chadani que l’on voit sur cette photo est à l’ancre, le vent souffle et nous brasse pas mal tout le temps. Nous sommes pas mal distancés les uns des autres et la plupart du temps seulement nos quatre voiliers dans cet ancrage bien spécial.


Naturellement nous avons fini par manquer de pain, alors Doris sort la recette d’Élise et fabrique trois bons pains et tant qu’à avoir la main à la pâte pourquoi pas continuer. Je roule une pâte pour un bon pâté au saumon et une tarte au s Elle roule une pâte ucre. Miam…Miam…



Mercredi 23 janvier 2008


Chris Parker au 4045 de notre HF annonce une fenêtre météo de 3 – 4 jours pour la République. Nous partons de Mayaguana avec un vent de 12 -13 nœuds du sud est, la houle est croisée et pendant deux trois heures nous avançons dans une mer assez mouvementée. Ici Cattails à notre bâbord maintient le rythme malgré la brasse camarade de cette étape qui nous mène au West Caicos après 52milles nautiques.



Arrivés le soir vers 19hrs à West Caicos une île de roches, nous nous ancrons sans voir vraiment très clairement dans le noir et sans carte électronique précise pour cette partie de mer. Nous comprenons le lendemain pourquoi nous entendions si bien le son de vagues déferlantes en voyant la côte toute proche avec ses rochers. Nous n’avions pas le choix de nous approcher si près à cause de la profondeur de l’eau à cet endroit. Finalement, nous sommes dans quarante pieds d’eau et les autres dans vingt-cinq pieds d’eau. Nous voyons très bien le fond de l’eau même à ces profondeurs.


Jeudi 24 janvier 2008


On nous a annoncé un vent plus fort pour aujourd’hui alors nous attendrons la nuit de jeudi à vendredi pour partir pour la République. Cette partie du Thorny Path (route épineuse) que nous avons à faire est une des plus délicate du voyage. Nous passons la journée avec un roulis qui nous oblige à nous tenir quand nous marchons en dedans. Doris en profite pour fabriquer le drapeau de la République dominicaine que nous atteindrons demain. Il était temps de le faire….


Vendredi 25 janvier 2008


Nous quittons West Caicos à 3 heures de la nuit du vendredi, nous avons de la difficulté à désancrer car notre chaîne d’ancre est prise sous une roche. Nous parcourons les 141 milles nautiques de la traversée vers la République avec un vent variant de cinq à dix nœuds. Une bonne partie est faite à voile. Nous restons à proximité les uns des autres. Chadani nous offre une belle vue avec le soleil à contre-jour.


 

Samedi 26 janvier 2008

 

Nous venons d’effectuer 28 heures de voyage en mer. Dans les dernières heures nous avons ralenti le rythme afin d’arriver vers 7h00 du matin dans l’entrée de Luperon. Nous voici à quelques minutes du but les montagnes seront notre guide pour l’approche avec nos points GPS qu’il faut suivre scrupuleusement pour ne pas s’échouer.


Tranquillement nous avançons vers l’ancrage de Luperon. Il y a des hauts fonds à certains endroits et ils sont mal indiqués alors Doug un capitaine du coin vient à notre rencontre en dinghy pour nous guider vers un mouillage approprié.



La baie de Luperon surprend quand on y arrive la première fois. On croirait la baie Willsboro au lac Champlain. Le village ne se voit pas de la baie. Seul un quai en ciment avec quelques bateaux moteur nous indique où se trouve l’entrée de la civilisation. Le paysage de montagnes est magnifique.


A peine sommes nous ancrés que les officiels de la douane viennent à bord pour vérifier nos papiers. C’est gratuit mais les dons sont bienvenus !!! Michel est trop généreux et finalement $ 50. sort de nos poches. Ensuite il faut descendre à terre rencontrer l’officier de l’immigration qui nous reçoit dans son bureau situé dans la roulotte que vous voyez sur l’image, $ 53. pour un séjour de deux semaines. En plus, nous payons $10. pour l’enregistrement de tourisme et finalement les officiers de la santé et de l’agriculture viennent à bord pour voir si nous avons des animaux et vérifier la provenance de notre nourriture. Encore une fois $20. Avec le don du début on se retrouve à $133.